Forges de Sorel: la survie n’est jamais
acquise selon le président
Joey Olivier - Journal La Voix 29 mars 2008
Pour réussir à survivre dans le secteur manufacturier dans un
contexte de mondialisation, les directions et employés ont
intérêt à marcher dans une direction commune. N’eut été de
l’étroite
collaboration entre la direction des Forges de Sorel et le
syndicat des employés, l’entreprise n’aurait pas survécu.
Voilà l’essentiel du message lancé par le président des Forges
de Sorel, Michel Tellier, lors de sa conférence à l’occasion
du Souper du président, mercredi. «En
1990, pour traverser la crise que nous traversions, les
employés ont fonctionné avec des horaires de travail partagé
durant 39 semaines. Le but ultime était de sauver l’usine et
nous avons passé au travers en équipe. C’est ce qui fait que
nous sommes encore ici aujourd’hui», a-t-il fait
valoir.
L’entreprise qui investira 30 millions de dollars d’ici trois
ans a changé de propriétaires souvent et a été obligée de se
battre pour traverser les crises dans le secteur
manufacturier. L’usine soreloise est aujourd’hui reconnue en
acier à moules à travers le monde, notamment au Canada, aux
États-Unis, en Europe, en Asie et au Brésil. Durant sa
conférence, le président a dressé l’historique depuis la
fondation de Sorel Industries par les frères Simard, jusqu’à
l’achat, en 2004, par A. Finkl & Sons.
Il a également souligné que malgré que son entreprise dégage
entre trois et 25 millions de profits depuis 2003, rien n’est
acquis. «Si nous voulons d’autres
investissements, nous devons faire fonctionner l’usine à
pleine capacité. De toutes les usines que détenait Slater
Steel (anciens propriétaires), nous sommes celles qui a le
mieux survécu aux crises dans le milieu», a-t-il
indiqué.
Les défis dans le secteur de l’acier et de la métallurgie sont
loin d’être moins importants. L’entreprise qui emploie près de
350 employés doit s’ajuster à la hausse du dollar canadien, à
une possible baisse de demande et à l’augmentation du prix des
matières premières. «De plus, A. Finkl &
Sons construira une usine neuve à Chicago qui produira 400 000
tonnes par année.» Les Forges de Sorel aimeraient
produire jusqu’à 150 000 tonnes par année.

Une invitation à donner
Le président a lancé une invitation aux autres entreprises de
la région. De 1996 à 2005, les employés ont remis 123 000
dollars à des organismes dans la communauté. Actuellement, les
travailleurs retiennent 1,20 dollar par semaine sur leur paye
pour redonner. «Nous travaillons et
sommes privilégiés. Il faut donc remettre à la communauté une
partie. J’invite chaque organisation de mettre sur pied des
mesures pour le faire», a-t-il conclu.
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Jacques Racicot, Michel Tellier, Alain
Lacasse, Jacques Dupuis, Jacques Courcy |
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