Commission de l'équité salariale
LE DÉCOMPTE EST COMMENCÉ!
La tournée de la Commission de l'équité salariale s'arrête à
Sorel-Tracy
Sorel-Tracy, le jeudi 21 janvier 2010 - La vaste campagne
d'information de la Commission de l'équité salariale s'est
arrêtée à Sorel-Tracy. La présidente de la Commission de
l'équité salariale (CÉS), Me Louise Marchand, s'est adressée
aux membres de la Chambre de commerce et
d'industrie Sorel-Tracy métropolitain dans le cadre d'un
dîner-conférence afin de les inciter à se conformer à la Loi
sur l'équité salariale avant la date limite du 31 décembre
2010.
«Le décompte est commencé pour toutes
les entreprises de dix personnes salariées et plus qui
doivent compléter leur exercice d'équité salariale, ou faire
l'évaluation du maintien, d'ici le 31 décembre 2010.
L'équité salariale est un droit non négociable et une valeur
fondamentale de notre société. Elle oblige d'accorder un
salaire égal aux femmes occupant des emplois équivalents à
ceux des hommes. En d'autres termes, même s'ils occupent des
emplois différents, un homme et une femme dont le travail
est comparable doivent recevoir le même salaire. C'est une
question de justice et de bon sens», a affirmé la
présidente.
« La notion d'équité salariale est
encore trop souvent confondue avec celle de l'égalité
salariale. Plusieurs employeurs ignorent même qu'ils font de
la discrimination salariale à l'intérieur de leur
organisation. Notre objectif est donc de les amener à faire
l'évaluation de leurs emplois pour déterminer si des
ajustements doivent être versés aux emplois à prédominance
féminine », a indiqué la présidente, rappelant que
des pénalités financières considérables guettent les
entreprises qui ne respecteront pas les délais.
Dans les entreprises qui doivent compléter leur exercice
d'équité salariale d'ici le 31 décembre 2010, on estime à
plus de 400 000 le nombre de travailleuses visées. Si la
tendance se maintient, environ 115 000 de ces travailleuses
devraient recevoir des ajustements salariaux. À la toute fin
du processus, ce sont donc 600 000 travailleuses du Québec
qui auront eu des ajustements d'équité salariale.
La présidente a d'ailleurs rappelé que l'élaboration d'une
politique d'équité salariale représente une valeur ajoutée
pour les entreprises. « Des femmes
payées équitablement sont de meilleures employées, qui ont
la conviction d'être appréciées à leur juste valeur, qui
développent un plus grand sentiment d'appartenance et qui
deviennent plus productives. C'est un atout précieux pour
l'attraction et la rétention de la main-d'oeuvre. La
réalisation de l'équité salariale peut aussi devenir un
formidable outil de gestion des ressources humaines, en
permettant une meilleure connaissance des emplois et
l'instauration d'une politique salariale dans l'entreprise ».
La Commission salariale entend accompagner
les employeurs dans leur exercice. Trois équipes de
formation sillonnent présentement le Québec et déjà, plus de
2000 entreprises se sont inscrites à des ateliers gratuits.
Un logiciel permettant de réaliser l'équité, de même que des
documents d'information sont également mis gratuitement à
leur disposition pour effectuer leur exercice. Le service de
renseignement et d'assistance spécialisée répond aussi aux
demandes téléphoniques des clientèles.
« Les employeurs doivent être
convaincus que la Commission de l'équité salariale est là
pour les aider et les accompagner, mais aussi pour faire
respecter la loi. Aujourd'hui plus que jamais, l'égalité
entre les sexes, et l'équité salariale qui en découle, sont
intégrées dans nos valeurs collectives, dans le tissu social
du Québec, qui ne tolère plus la discrimination, fut-elle
involontaire. Le décompte est commencé pour que cette valeur
que nous partageons s'incarne dans la vie de toutes les
travailleuses du Québec », a conclu Me Louise
Marchand.À
Les employeurs doivent contacter la
Commission de l'équité salariale par téléphone au 1-888
528-8765 ou en visitant son site Web
www.ces.gouv.qc.ca

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