Journée de perturbations syndicales :
La Fédération des chambres de commerce du Québec estime que les perturbations du climat social nuisent à l'économie du Québec

Montréal, le 11 décembre 2003 - Réunis aujourd’hui à Montréal, les membres du conseil d’administration de la Fédération des chambres de commerce du Québec, composé des représentants sectoriels des entreprises membres et des présidents des chambres locales provenant de toutes les régions du Québec ont fait part de leur inquiétude devant les conséquences des perturbations orchestrées par les dirigeants des grandes organisations syndicales. La plus haute instance de la FCCQ a lancé une invitation au dialogue entre le gouvernement et les syndicats. 

Les membres du conseil d’administration de la FCCQ estiment que le climat que font régner certaines organisations syndicales depuis plusieurs mois contribue à ternir la réputation du Québec et à compromettre la paix sociale nécessaire au bon fonctionnement des rouages de l’économie si essentiel à la création et à la redistribution de la richesse.

Selon la présidente de la FCCQ, madame Françoise Bertrand, « il est clair que les grandes organisations syndicales cherchent à établir un rapport de force avec le gouvernement en vue des prochaines négociations du secteur public. Dans le cadre d’une société démocratique, ce rapport de force ne peut s’exercer que par la négociation et le dialogue dans le cadre de la capacité d’agir et de payer d’un gouvernement représentant tous les Québécois. Le gouvernement ne peut céder aux revendications des centrales syndicales sans tenir compte des besoins et des revendications tout aussi légitimes des autres groupes de la société ». 

Le conseil d’administration de la FCCQ a profité de sa réunion de Montréal pour réitérer sa volonté de tout mettre en œuvre afin d’amener le gouvernement à faire une place aux représentants des entreprises créatrices d’emploi au sein des nouveaux Centres régionaux des élus créés dans le cadre du Projet de loi 34 portant sur la décentralisation et la révision des structures de développement régional. Les membres du Conseil de la FCCQ ont enfin souhaité que le gouvernement adopte le projet de loi portant sur la modification de l’article 45 du Code du travail afin de favoriser le développement et la compétitivité des entreprises, particulièrement dans les régions, et de contribuer ainsi à la création d’emplois. Cette mesure est, selon la FCCQ, une nécessité économique qui profitera tant aux entreprises qu’aux travailleurs. 

La FCCQ forme le plus important réseau de gens d’affaires du Québec. Ses 3000 entreprises membres emploient plus de 700 000 personnes. La Fédération regroupe également 180 chambres de commerce locales représentant plus de 50 000 membres. La liberté d’entreprendre et le dynamisme économique de toutes les régions du Québec sont au cœur de la mission de la Fédération.

Steeves Demers, économiste

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