Réactions
suite au Festival de Musique Classique
Mon père disait de moi, que j'étais le mouton
blanc de la famille
- Oliver Jones
Jean
Doyon - 19 mai 2003 - Lors de la dernière soirée du Festival de Musique
Classique du Bas-Richelieu, monsieur Oliver Jones avait prit la parole et
s'exprimant d'un français clair, il avait expliqué à quel point il avait
été surpris et
fier
d'être le président d'honneur de ce festival.
Jones, qui a surtout été populaire dans la musique jazz, a
cependant toujours été un amant du classique, tout en restant assez près
de ce qui se passait dans le domaine du classique québécois.
Lors
de son allocution, Oliver Jones racontait que lorsqu'il était plus jeune,
son père, voyant les talents de pianiste de son fils, avait des vues pour
son garçon vers le classique. Cependant,
Oliver avait plutôt un penchant vers le jazz, ce qui a fini par faire dire
à son père, « Oliver,
tu es vraiment le mouton blanc de la famille !»
En
entrevue, M. Jones disait que «
Ça fait plus de 45 ans que je viens ici à Sorel, je pense que la première
fois c'était en 1952, je venais jouer avec des groupes pour faire de la
danse dans les hôtels. Mais
mon dernier concert ici fut en 1999, quand j'ai fait ma dernière année de
travail. Je suis heureux et très
content du concert de ce soir. Une
affaire que l'on ne manque pas ici au Québec, c'est le talent de nos
jeunes. Malheureusement, la
seule chose que je crois difficile pour le festival dans les prochaines années,
c'est de continuer à ce niveau là ! »
Les
quatre maîtres pour la fin de semaine, soit Jean Vallières, Henri
Brassard, Jean-Luc Plourde et Mark Simons, s'étaient réunis pour faire un
petit "briefing" après la soirée et à la question ; Comment
avez-vous
trouvé ce festival ?, Jean Vallières a immédiatement répondu : «
Un poète au 18e
siècle disait souvent, son coup d'essai fut un coup de maître, je pense
que cette phrase résume bien le festival ici. Pour une première année
c'est fantastique Personnellement,
j'ai adoré l'acoustique de la vielle chapelle (église Christ Church), il y
a là une petite réverbération qui ne vient pas embrouiller l'instrument,
et il n'y a que quelques vielles église qui offrent une qualité de son
aussi exceptionnelle. »
Henri
Brassard, qui dès le début avait été impressionné par la qualité des
musiciens, a dit : «
Il faut absolument en faire un 2e, puisque le premier fut très réussit. »
Jean-Luc Plourde qui avait donné la veille, un concert avec le
Quatuor Arthur Leblanc, a simplement précisé «
Le son était bon partout, mais à l'église c'était exceptionnel ! »
Mark
Simons a quant à lui déclaré «
Le niveau était exceptionnellement haut.
Je croyais que j'étais pour passer une fin de semaine très monotone
en m'en venant ici, vu que c'était la première fois.
Mais je suis sorti très étonné de voir que les jeunes se sont présentés
très bien préparés, et surtout de grande qualité. »
Quant
à savoir, quel était selon eux, les points négatifs ?, ils ont tous été
dans le même sens; «
Ce qu'il faudrait améliorer pour l'an prochain, serait peut être les sons
de la rue, qui entravaient et dérangeaient certaines performances, mais
c'est vraiment le seul point négatif. »
Pour
le président Serge Mercier, il a mentionné que «
On souhaitait un franc succès, ben là on peut parler au passé, c'est
effectivement ce qui est arrivé. On
parlait de faire découvrir la région, de développer la culture pour les
jeunes, de reconnaître l'excellence, de motiver les jeunes, donner des
exemples, faire découvrir la musique classique, faire découvrir les
talents qui existent ailleurs et ici. Même
les gens qui en connaissaient peu sur le classique ont vibré. Moi, je
suis déjà partant pour l'an prochain ! »
Rachel
Doyon a quant à elle ajouté «
Tant qu'il y aura des partenaires il y aura un festival. »
Marco
Lavallée qui faisait partie du comité organisateur de ce festival, a
commenté « Moi,
j'ai eu toute une leçon de son, au concert du Quatuor. Je suis sonorisateur
et d'entendre du son sans système de son, s'en était presque touchant.
C'est certain qu'il y a toujours une question d'arrangements, mais
quand même ! »
Bref,
encore un autre événement réussit et encore une fois de plus, ce sont en
grande partie, les commerçants et entreprises de la région qui ont supporté
ce premier festival. D'ailleurs,
la plupart des grands événements de la région sont presque toujours payés
par les marchands ou encore des entreprises du Bas-Richelieu.
Ces gens-là dépensent beaucoup pour faire en sorte que nous ayons
la possibilité d'avoir des activités intéressantes et ainsi rester bien
en haut des villes où il se passe des choses.
J'espère que les consommateurs d'ici vont finir par retourner
l'ascenseur aux commerces d'ici, et non les remercier en allant magasiner à
Montréal !!!
Jean
Doyon