Fusion des établissements de santé un consultant proposera un plan pour maximiser la dispense de soins
par
Louise Grégoire-Racicot - Journal Les 2 Rives

2 mars 2004 -
La fusion des établissements de santé - Hôtel-Dieu, CLSC et CHSLD - est inévitable et sera effective au premier juin, comme le veut la loi adoptée en décembre dernier.

C'est ce qu'a confirmé, devant la Chambre de commerce, mercredi, le président-directeur général de la nouvelle Agence de développement de services de santé et services sociaux de la Montérégie, le Dr Luc Boileau, et en après-midi, aux groupes communautaires de la région.

Le Dr Boileau a tracé un portrait réaliste de l'état de santé des Bas-Richelois et fait valoir que la nouvelle organisation des soins devrait faciliter la dispense de ces derniers aux patients, au bon endroit et au bon moment.

Les conseils d'administration actuels des établissements se plient à cette obligation, mais visiblement cherchent à être pro-actifs dans cette démarche . " On a besoin d'un projet clinique qui permettra d'y arriver ", a dit Lucie Pépin, présidente de celui du CLSC, appuyée en cela par Jacques Guertin qui préside celui de l'Hôtel-Dieu et Gilles Paul des CHSLD du Bas-Richelieu. À cet égard, les trois établissements ont déjà retenu les services d'un consultant qui les aidera à`voir comment, en fonction des ressources actuelles ils établiront ce plan.

Pour un, M. Paul - dont le conseil a longtemps résisté à une fusion d'établissements , la confiance revient progressivement " On a eu peur de devoir absorber le déficit de l'Hôtel-Dieu (2M$ en 2003 et un déficit accumulé de 6 M $) et cela au détriment des services offerts. Mais on nous dit que ce ne sera pas le cas et que personne n'aurait à éponger le déficit de l'autre. Le climat est bon. On a déjà lavé notre linge sale. Notre consultant évaluera les services offerts par chacun et déposera un plan clinique qui devra par la suite être approuvé par le nouveau c.a. de 15 membres nommés par le ministre. "

Il y a déjà plusieurs années que notre conseil souhaitait cette fusion, a dit M. Guertin " Elle place le patient au-dessus de toutes autre préoccupation. Il faut voir comment conserver les meilleurs soins, en qualité et quantité, les budgets nécessaires pour le faire, les spécialités médicales nécessaires. "

Rappelons que les budgets de santé alloués ici sont de l'ordre de 69 M$ et devraient être majorés à 80 M$, pensent-ils. Cette réforme imposée intègre aussi les groupes communautaires qui oeuvrent dans le domaine de la santé et des affaires sociales.

Les soins dispensés seront fonction des véritables besoins, a dit le Dr Boileau, en rappelant que la population bas-richeloise est vieillissante. Mais ils ne devront pas négliger la prévention et les besoins des jeunes familles, a rappelé Jacques Patenaude qui travaille au CLD, en économie sociale.

Consultation
En fait, les organismes et personnes intéressées pourront, le 25 mars prochain, entre 13 et 16 heures, dire comment les soins pourraient être dispensés, notamment quel territoire pourrait être couvert par ce nouveau réseau. Ceux de Contrecoeur et du Bas-Saint-François, par exemple devraient-ils être intégrés carrément alors qu'ils ne font pas partie de la MRC du Bas-Richelieu autour de laquelle le réaménagement a été reconfiguré ?

L'objectif de cette consultation sur invitation est toutefois, a-t-il précisé, d'amener les gens à exprimer les conditions les plus importantes à réunir pour faire de ce réseau local un succès sur le territoire où le patient recevra des soins facilement accessibles, mieux coordonnés et sans rupture.

Il faut s'inscrire à ces audiences publiques avant le 12 mars (450-928-6777).

 

 

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